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Aimer c'est choisir d'être heureux
 
Aimer c'est choisir d'être heureux
  Introduction

Extraits

Voici cinq des onze dialogues présentés dans le livre " Aimer c'est choisir d'être heureux ". La numérotation des dialogues correspond à celle du livre :
  Premier dialogue (être son propre expert)
  Huitième dialogue (problèmes de santé)
  Septième dialogue (prendre une décision / se faire confiance)
  Quatrième dialogue (déplacer la montagne des croyances/colère)
  Deuxième dialogue (les enfants naissent heureux / relation parents-enfants)
 
Introduction

Cette introduction est constituée d'extraits du prologue et des deux premiers chapitres, respectivement intitulés, "Pourquoi j'ai adopté l'approche Option" et "La méthode Option: comment devenir son propre expert".

L'approche Option n'est pas qu'un simple outil, ni une simple technique; basée sur une attitude fondamentale, elle est une démarche continuelle visant à voir plus clair. (...)

C'est une vision de la vie, un choix puissant et efficace découlant d'une attitude: Aimer, c'est choisir d'être heureux. C'est s'accepter et s'aimer, accepter et aimer les autres. C'est comprendre que "je vous aime vraiment quand je choisis d'être heureux avec vous tel que vous êtes", quand je vous accepte et vous permets d'être qui vous êtes et comme vous êtes; et c'est comprendre que "je m'aime vraiment quand je choisis d'être heureux avec moi-même tel que je suis", que je m'accepte et me permets d'être qui je suis et comme je suis. Néanmoins, cela ne signifie pas que je ne puisse pas vouloir une vie encore meilleure pour vous et pour moi. Mais comme je vous aime tel que vous êtes, je ne vous juge pas et je n'ai pas besoin que vous vous conformiez à mes attentes ou à mes idéaux personnels.

Pour ceux d'entre nous qui peuvent facilement être heureux ou qui choisissent tout simplement de l'être et qui suivent le courant naturel de leur bonheur, point n'est besoin de méthode. Mais pour tous ceux qui comme moi ont été ou sont présentement accablés par certains malaises, légers ou graves, la méthode Option est une façon de clarifier nos croyances; elle nous offre une nouvelle façon de comprendre et elle crée une sérénité inhabituelle en nous. Elle nous permet de devenir plus lucides, de faire des choix sans précédent et de recréer notre vie dans la mesure où nous le voulons.

Chacun trouve sa propre voie. Dans cette recherche, chacun peut inventer sa propre façon de procéder. Le mécanisme n'est qu'une ossature à laquelle nous donnons un souffle de vie. Dans ce livre, je vous présenterai une marche à suivre pour vous interroger sur vos croyances et une méthode pour devenir plus heureux. Mais la signification et l'efficacité de cette démarche et de cette méthode ne se trouvent pas uniquement dans les mots et les questions. Ces instruments tirent leur sens de notre attitude.

A bien des égards, la méthode se résume à l'acquisition graduelle de l'attitude fondamentale. Cette dernière est la base sur laquelle nous pouvons édifier un nouveau moi en faisant de nouveaux choix. Le véritable savoir se trouve en chacun de nous et non entre les couvertures d'un livre.

Si nous y mettons le temps, le processus s'intégrera dans notre vie. Nous connaissant de mieux en mieux nous-mêmes, nous avons de plus en plus de facilité à vivre pleinement. Plutôt que de demeurer étrangers à nous-mêmes ou de nous préoccuper d'intégrer en nous l'univers de quelqu'un d'autre, nous créons notre propre univers. (pp 9-11).

L'approche Option m'a aidé à comprendre la nature des croyances sous-jacentes à mon malheur, des croyances qui déterminaient mon comportement et mes émotions. J'ai appris à choisir librement et consciemment ce qui me convenait vraiment, à me recréer tel que je voulais être, à troquer le malheur pour le bonheur. En désamorçant ces croyances épuisantes, gênantes et souvent douloureuses, ainsi que les comportements et les émotions qu'elles entraînaient, je suis devenu plus heureux; je peux maintenant canaliser mon énergie et je sais comment obtenir ce que je veux. Contrairement à ce que j'avais faussement cru dans le passé, être heureux m'amène à obtenir plus souvent ce que je veux.

En examinant les données que j'ai sur moi-même, je m'aperçois que je peux garder ou rejeter ces informations et mes croyances comme bon me semble. Rien n'est mauvais pour moi; mieux je me connais, mieux je suis outillé pour actualiser mes désirs. Mes perceptions et mes actions ne sont ni bonnes ni mauvaises; elles ne portent que les noms que je leur donne, que je choisis de leur donner. Mes réactions sont toujours déterminées par ces choix. En abandonnant mes vieilles croyances et en en adoptant de nouvelles, j'assume la responsabilité de ma vie et je deviens l'expert qui détient le maximum de connaissances sur moi-même, comme je l'ai d'ailleurs toujours été. Cette transformation s'est produite parce que j'ai pris la décision et choisi d'agir en conséquence.

Il n'y a qu'un expert en ce qui a trait à moi et à mon univers, et cet expert, c'est moi. Et vous êtes le seul expert en ce qui a trait à vous et à votre univers. (p.21)

La découverte de moi-même par moi-même devint une expédition joyeuse à l'intérieur de moi. Devenant mon propre Socrate, je découvrais mes croyances et je comprenais les causes de mes émotions et de mes actions. Il n'y avait ni professeur, ni gourou, ni thérapeute omniscient prêt à m'offrir la réponse correcte à chacune de mes questions. J'étais la force motrice, l'explorateur et le découvreur. Et mieux je me connaissais, plus mes choix étaient basés sur mon bonheur; je n'avais plus besoin de me rendre malheureux pour me motiver à avancer.

J'étais étonné par le grand nombre de situations où j'avais l'habitude de me promettre de devenir malheureux si je n'obtenais pas ce que je voulais ou ce que j'espérais. Je devenais misérable lorsque ma partenaire ne s'occupait pas de moi. Je me mettais en colère contre le directeur du personnel et contre moi-même lorsque je n'obtenais pas le poste que je postulais. Je m'en voulais lorsque j'échouais à un examen. Je m'attendais à quelque chose et, parfois, je ne l'obtenais pas; mais ce n'était rien de plus qu'une autre façon de me motiver à agir. Je croyais, en fait, qu'il ne suffisait pas de vouloir quelque chose, que si mon bonheur ne dépendait pas de l'obtention de ce que je voulais, je ne ferais pas suffisamment d'efforts pour l'obtenir.

Cette dynamique transformait mes désirs en besoins. Lorsque je veux quelque chose, je me concentre sur les moyens à prendre pour l'obtenir. Je ne crains pas de devenir malheureux si je ne l'obtiens pas. Lorque je veux quelque chose, mon bonheur ne dépend pas de la satisfaction de mon désir.

Par contre, le besoin donne une importance exagérée à mon désir puisqu'il lie mon bonheur à sa satisfaction. Je me dis que je serai malheureux si je n'obtiens pas ce dont je crois avoir besoin (amour, argent, sécurité). Je formule ma propre prophétie de malheur. Il y a quelques années, j'avais l'habitude de croire que l'angoisse et les menaces me poussaient à essayer avec plus de diligence d'atteindre mes objectifs; mais en fait, elles constituaient souvent des distractions qui entraînaient l'échec.

Parfois, mon besoin m'amenait même à renoncer à ce que je voulais. Craignant de ne pas l'obtenir, je choisissais de ne faire aucun effort pour éviter de devenir malheureux. Pourquoi? Pour plusieurs raisons, la plus importante étant que je croyais que, si mon désir n'était pas satisfait malgré tous mes efforts, je me sentirais encore plus malheureux que si je n'avais même pas essayé. Ainsi, je pouvais au moins me consoler en me disant: "Comme je n'ai pas essayé, je n'ai rien perdu et si j'avais vraiment essayé, j'aurais sans doute réussi." La pression qu'entraîne le besoin provoque un court-circuit qui nous immobilise.

Par contraste, quand j'ai commencé à considérer ce que je voulais comme des "désirs" et non comme des "besoins", je me suis efforcé d'atteindre mes objectifs sans que ma vie ou mon bonheur ne dépende de la satisfaction de mes désirs. Je ne vivais plus dans l'anxiété de ne pas "être à la hauteur" ou d'"échouer".

Avant ma découverte de l'approche Option, je me servais aussi du malheur pour déterminer à quel point je voulais quelque chose ou si j'aimais vraiment quelqu'un ou quelque chose. Plus je me sentais misérable quand je n'obtenais pas ce que je voulais ou quand je perdais quelque chose que j'aimais, plus je croyais que j'y tenais. Si la menace de perdre ou la perte de quelque chose ne me rendait pas malheureux, cela revenait peut-être à dire que je ne voulais pas assez fort. Encore plus destructrice était la croyance que, si je me permettais d'être heureux en toutes circonstances, je risquerais de finir par ne plus rien vouloir et par me moquer totalement des autres. Je croyais que, si j'étais complètement satisfait de ma situation actuelle, je ne ferais probablement aucun effort pour améliorer ma vie ou pour profiter de nouvelles occasions. Je me rappelle que je croyais aussi que j'aurais été sans coeur et inhumain si je ne m'étais pas senti malheureux dans certains situations.

Je me suis vite libéré de ma peur insidieuse que le bonheur et l'inertie soient synonymes. Plus je me sentais à l'aise avec moi-même, plus il m'était facile de vouloir davantage et d'oser poursuivre de nouveaux objectifs. Dans bien des circonstances, mon bonheur n'était plus en jeu. Je pouvais continuer à me sentir bien même si je n'obtenais pas ce que je voulais. (pp. 22-24)

Nous entreprenons la démarche Option lorsque nous commençons à examiner notre comportement et nos sentiments à la lumière des concepts de bonheur et de malheur.

La plupart des gens croient qu'ils doivent être malheureux maintenant pour pouvoir être heureux plus tard. En nous servant du malheur pour nous motiver, pour renforcer notre détermination ou pour déterminer à quel point nous tenons à quelque chose, nous créons un cycle ininterrompu de malaises. Nous nous sentons malheureux ou mal à l'aise dans le présent parce que nous anticipons un avenir incertain. Et comme l'avenir est toujours incertain, nous nous sentons continuellement malheureux dans le présent.

Nous pouvons rompre ce cycle en nous aidant nous-mêmes à être plus heureux en vivant ici et maintenant, sans anticiper l'avenir. En opérant ce changement, nous aidons aussi les autres de manière indirecte. Notre acceptation et notre bonheur croissants nous amènent à mieux aimer les autres, à respecter leur territoire et leur liberté. (p.43)

Le malheur repose sur un système logique de croyances. C'est pourquoi nous examinons notre propre système de croyances qui renferme tous les raisonnements et détermine toutes nos réactions. Nos perceptions et nos pensées sont orientées par nos croyances et elles déterminent ensuite notre comportement et nos sentiments. (...)

L'approche Option tient plus de la philosophie que de la psychologie. Ce qui importe est ce que nous avons appris (et croyons aujourd'hui) et ce que nous voulons faire de ce que nous avons appris (et croyons encore). CHACUN EST SON PROPRE EXPERT, même lorsque quelqu'un d'autre lui pose les questions.

Personne d'autre ne sait mieux que vous qui vous êtes et quelles sont vos croyances.
Vous déterminez la formule, l'ambiance et la portée de l'exploration. S'il n'en était pas ainsi, le dialogue refléterait les croyances d'une autre personne. Et n'est-ce pas là ce qui nous a amenés au point où nous en sommes, à ignorer notre propre voix et à négliger ce que nous savons?

Lorsque les interprétations et les objectifs d'une autre personne remplacent les miens, je suis bombardé une fois de plus de croyances, ce qui ne m'aide aucunement à découvrir les miennes propres, ni à choisir de les accepter ou de les rejeter. C'est moi qui peux déterminer qui je suis et ce que je veux. "Mais comment être certain que je me dirai la vérité?" Posez-vous la question et répondez-y vous-même.

Il n'y a qu'un spécialiste responsable de mon cas, et ce spécialiste, c'est moi; il n'y a qu'un seul spécialiste responsable de votre cas, et ce spécialiste, c'est vous.

La méthode Option qui découle de l'attitude se compose de trois questions fondamentales et d'une question optionnelle. Quoique chaque question puisse être formulée de plusieurs façons différentes et soulever des questions secondaires qui permettent de clarifier les réponses, la formule est incroyablement simple.

  • QU'EST-CE QUI VOUS REND MALHEUREUX ?
  • POURQUOI EST-CE QUE CELA VOUS REND MALHEUREUX ?
  • POURQUOI CROYEZ-VOUS CELA ? OU CROYEZ-VOUS VRAIMENT CELA ?


(Optionnelle) QU'AURIEZ-VOUS PEUR DE VOIR SE PRODUIRE SI CELA NE VOUS RENDAIT PAS MALHEUREUX ?

"Quoi? C'est tout? C'est impossible", vous dites-vous. "Ces questions ne mèneront à rien; cela est trop simple et je suis trop complexe. Ces questions me restreindraient trop." Oui, et non. Oui, les questions sont d'une simplicité magnifique. Et non, elles ne sont pas trop simples en ce qui a trait à l'exploration de nous-mêmes et de l'aide qu'elles nous offrent pour nous définir. Tout comme le bonheur lui-même, la marche à suivre pour l'atteindre est fort simple et vivifiante.

Examinons d'abord la première question, ses variantes et les questions secondaires qu'elle soulève. QU'EST-CE qui vous rend malheureux? Ou QU'EST-CE qui en cela vous rend malheureux? Si vous veniez de perdre un proche, d'être mis à pied, d'encourir une dette imposante, si vous avez des problèmes sur le plan sexuel ou financier, la question vous semblera peut-être insultante ou ridicule au premier abord. Qui oserait demander à une femme pourquoi elle se sent malheureuse depuis le décès de son mari? La question semble non seulement choquante, mais ridicule. Or, l'est-elle vraiment?

Cette question peut sembler stupide parce que chacun de nous y donne immédiatement une réponse sur un ton autoritaire, certain qu'elle sera la même pour tout le monde. Pourtant, les réponses varient beaucoup et elles sont rarement difficiles à comprendre. Les thérapeutes, les spécialistes et les professeurs croient souvent qu'ils connaissent la réponse avant que le client ne l'ait exprimée et c'est sur cela qu'ils se basent pour faire leurs diagnostics et leurs prédictions. Or, vous êtes la seule personne à connaître votre réponse à cette question. Reprenons la question. Qu'est-ce qui vous rend malheureux depuis la mort de votre partenaire? Personne ne soutient que nous "ne devrions pas" nous sentir malheureux lorsque notre partenaire meurt, ni que nous devrions étouffer notre malheur et ne pas en parler. La démarche vise à dévoiler les croyances sous-jacentes. Vous seriez probablement étonné par la diversité des réponses: "Je suis malheureux qu'elle ait tant souffert", "je suis malheureux d'être seul", "je suis malheureux parce qu'elle me manque beaucoup", "je me sens coupable parce que je ne l'ai pas assez bien aimée", "je suis malheureux parce que je suis difficile à vivre et que je ne trouverai probablement personne d'autre qui pourra m'aimer comme elle m'aimait". Selon notre concept de non-directivité, tout est accepté; chaque réponse nous amène à explorer un domaine différent. "Comment reconnaîtrai-je la bonne réponse pour moi?" Posez-vous la question et répondez-y. Une piste qui commence à un point précis peut nous mener à plusieurs endroits différents. Nous ne pouvons pas présumer que la réponse ou la peur sous-jacente soient évidentes; il n'y a pas de réponses évidentes. Pour moi, il n'y a que ma réponse et, pour vous, que votre réponse.

Chacun de nous a ses propres raisons d'être malheureux. Et comme nous sommes tous différents les uns des autres, vous êtes seul à posséder la réponse qui soit vraie pour vous.

Cette question offre aussi plusieurs variantes. Nous répondons souvent: "Je ne suis pas malheureux, je suis en colère." Il s'agit alors de composer avec notre propre vocabulaire et avec nos symboles personnels. Qu'est-ce qui me met en colère? Qu'est-ce qui m'angoisse? Qu'est-ce qui me rend mal à l'aise? Qu'est-ce qui me fait peur? Malheureux est un terme global qui symbolise tous les sentiments et toutes les pensées qui créent nos malaises. Une question secondaire nous aide à clarifier la réponse à la première question. "Que voulez-vous dire exactement?" Ou: "Qu'est-ce qui vous rend malheureux à ce sujet?" Si je disais que j'étais malheureux de n'avoir personne qui prenne soin de moi, il faudrait que je précise ce que je veux dire. Sur le plan physique? Affectif? Sexuel? Financier? Nous pouvons habituellement clarifier la réponse à cette première question à l'aide de questions secondaires pour déterminer la source précise du malheur.

Nous commençons alors le cycle. Qu'est-ce qui vous rend malheureux? Je me sens triste depuis la mort de ma partenaire. Qu'est-ce qui vous rend triste exactement? Elle me manque. Que voulez-vous dire? Je n'ai personne avec qui partager ma vie, personne ne se soucie de moi; personne ne m'aimera jamais. Maintenant, la possibilité de ne jamais trouver une partenaire et la sensation de ne pas être aimé deviennent le point de mire des questions et des réponses. Mais nous n'avons pas encore dépassé la première question. Et souvent, lorsque nous posons la deuxième question, nous retournons à la première. Il n'y a aucune logique rigide et prédéterminée. La démarche s'inspire toujours des réponses. Toujours. Sans aucune exception.

La méthode Option vous offre une façon d'être présent à vous-même; elle ne vous tire ni ne vous pousse jamais dans une certaine direction. Elle vous permet de suivre vos tendances naturelles.

La deuxième question: POURQUOI cela vous rend-il malheureux? Encore une fois, certains seront peut-être agacés et tentés de crier : "Quelle question idiote! Pourquoi?" "Mais tout le monde est malheureux à la mort d'un proche!" D'accord. Mais personne ne juge votre malheur. Cette question ne vous met pas en accusation; elle ne vous critique pas; elle vous invite simplement à déterminer les raisons de votre malheur. Lorsque quelqu'un nous demande: "Pourquoi... ?", sa question cache souvent bien des choses; par exemple, elle laisse souvent sous-entendre que vous devriez réagir ou procéder d'une autre façon. Mais ici, le pourquoi n'est pas chargé; il ne véhicule aucun jugement sous-entendu. Il s'agit tout simplement d'un outil qui vous aide à mieux comprendre.

Supposons que nous ayons répondu que la mort d'un proche nous rend malheureux parce que nous sommes maintenant seuls. La prochaine question à poser serait: Pourquoi être seul vous rend-il malheureux? Parce que personne ne m'aime. Pourquoi est-ce que cela vous rend malheureux? Parce que je veux être aimé. Et maintenant, nous pourrions introduire la question secondaire: Qu'auriez-vous peur de voir se produire si vous ne vous sentiez pas malheureux d'être seul? Je resterais seul. Je n'essaierais peut-être pas de trouver une nouvelle partenaire. Oh! Vous voulez dire: "Si je ne me sentais pas malheureux d'être seul, je ne ferais aucun effort pour améliorer ma situation." Nous venons de découvrir une croyance importante. Elle nous permet aussi de comprendre que même en nous rendant malheureux, nous prenons soin de nous-mêmes de notre mieux.

Nous sommes maintenant prêts à poser la dernière question: Pourquoi croyez-vous cela? Parfois, nous ne trouvons aucune réponse à cette question. Dans ce cas, nous avons l'occasion d'examiner la dynamique de notre croyance et de la rejeter si nous le désirons. "Si je n'ai aucune raison de le croire, pourquoi est-ce que je le crois encore?" Parfois, nous trouvons une ou plusieurs raisons. Par exemple: parce que c'est toujours ce qui s'est produit dans le passé. Nous pouvons alors nous demander: Même si c'est ce qui s'est toujours produit dans le passé, est-ce à dire que c'est ce qui se produira toujours à l'avenir? Cette question aide à clarifier la situation. Nous pourrions répondre: Eh bien, je ne sais pas. J'imagine que ce n'est pas nécessairement ce qui se produirait; mais comme j'ai toujours peu de chance, c'est probablement ce qui se produira. D'accord. Et si cela se produisait encore une fois, qu'est-ce qui vous rendrait malheureux? Nous revenons ici à la première question.

Comme chaque croyance s'appuie sur plusieurs autres, le mouvement suit habituellement des pistes révélatrices. La question Pourquoi croyez-vous cela? peut être posée à n'importe quel moment, pourvu qu'elle suive une réponse concernant une croyance (je n'ai pas de talent, je suis détestable, quelque chose ne va pas chez moi, etc.). En général, les dialogues révèlent des croyances fondamentales ou globales. Très souvent, lorsque nous les changeons, des domaines complets de comportement et d'émotion se transforment. Supposons qu'après une exploration à l'aide de la méthode, j'aie pris conscience d'avoir toujours cru que quelque chose ne va pas chez moi. Je choisis d'abandonner cette croyance, comprenant que je suis qui je veux être et que je peux toujours changer comme bon me semble. Ceci aurait une influence sur ma façon globale de voir la vie et sur tous mes domaines d'activité. Lorsque chaque question découle de la dernière réponse, les possibilités sont infinies.

Nous nous donnons parfois des réponses qui tournent en rond. Je déteste cela parce que le fait que cela me rendre malheureux m'agace. Je suis malheureux parce que je suis triste d'être déprimé parce que je me sens mal à l'aise. En réalité, nous remplaçons alors simplement un mot descriptif par un autre. Il suffit alors de poser une question pour clarifier cette réponse: Qu'est-ce qui vous agace exactement lorsque vous vous sentez triste ou déprimé? Il n'y a rien de "mal" à vous sentir triste ou déprimé. Suivez cette piste; vous faites toujours de votre mieux.

Une autre observation utile: dites vos réponses à haute voix si possible. Pourquoi? Pour que vous puissiez les entendre, leur donner plus de corps et les percevoir plus clairement. Les mots rendront vos idées plus accessibles. Nos peurs et nos croyances sont plus faciles à comprendre lorsque nous les articulons. Et il est stimulant de s'entendre énoncer une croyance à laquelle on adhère sans s'en rendre compte. (Vous pouvez aussi faire la démarche par écrit.) (p.46-49)

 
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